LA RÉGION​

La Mauricie couvre une superficie de 39 815 km2 et doit son nom à la rivière Saint-Maurice qui prend sa source dans le réservoir Gouin. Avec ses 587 kilomètres, elle est l'âme de la région. Axe vital, elle a permis de découvrir et d'exploiter un territoire inestimable de lacs et de forêts.

 

Histoire

En 1634, le sieur de Laviolette fait construire une fortification « aux Trois-Rivières », à l'embouchure du Saint-Maurice et du Saint-Laurent, créant ainsi la deuxième plus ancienne ville d'Amérique du Nord. Siège du gouvernement de Trois-Rivières sous le Régime français, elle poursuit sa croissance au XIXe siècle en tant que ville portuaire, petit centre industriel principalement axé sur le sciage et chef-lieu de la région. Celle-ci se déploie graduellement des rives du fleuve vers les Laurentides grâce à l’exploitation forestière qui favorise les défrichements en permettant la combinaison de l’agriculture et des emplois saisonniers en forêt.

 

Au début du XXe siècle, le potentiel hydraulique et hydroélectrique du Saint-Maurice attire des industries de pointe dans les pâtes et papiers, la métallurgie, la chimie et le textile qui transforment la Mauricie en région urbaine avec la croissance rapide de Trois-Rivières et de Cap-de-la- Madeleine et la constitution d’un réseau de trois villes nouvelles dans la vallée de la rivière. Aujourd'hui, ces grandes industries occupent encore une part importante de l'activité économique, de plus en plus dominée cependant par le secteur tertiaire grâce à la présence grandissante du tourisme et des activités de plein air, de chasse et de pêche.

Source: René Hardy, professeur retraité en histoire (UQTR)

Les aires protégées au Québec

 

Un territoire, en milieu terrestre ou aquatique, géographiquement délimité, dont l'encadrement juridique et l'administration visent spécifiquement à assurer la protection et le maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées (Loi sur la conservation du patrimoine naturel, 2002, Gouvernement du Québec). 

Une aire protégée vise d’abord l’atteinte d’objectifs de conservation des espèces et de leur variabilité génétique, le maintien des processus naturels et celui des écosystèmes qui entretiennent la vie et ses diverses expressions. Toute activité réalisée sur le territoire ou sur une portion de territoire d’une aire protégée ne doit pas altérer son caractère biologique essentiel. En cas de conflit, la conservation de la nature est prioritaire.

Aujourd’hui, le Québec possède un réseau d’aires protégées qui utilise 32 désignations juridiques ou administratives différentes. Ces aires protégées forment un réseau de 4 643 sites et couvrent un large spectre, allant des réserves écologiques aux parcs nationaux, en passant par les réserves de biodiversité et aquatiques, les habitats fauniques, les réserves nationales de faune et les milieux naturels en terres privées voués à la conservation. Ces aires protégées sont administrées par diverses instances gouvernementales, personnes morales ou individus.

La Mauricie possède des aires protégées de plusieurs types, soit des écosystèmes forestiers exceptionnels, des habitats fauniques et des milieux naturels à conservation.